Kahn et la classification métaphorique

Publié le par A_A


Par un jeu de ponctuation, Louis Kahn exprime le rythme des déplacements urbains. Ses fameux schémas staccato faits d'arrêts et de mouvements successifs propres à la circulation rythmée par des feux de croisements, circulation rapide, parkings, les garages et les intersections illustrent la complexité des rapports entre circulation piétonne, automobile, stationnement, parkings, accès aux immeubles... La symbolique et la métaphore ajoutent, aux calculs de flux, les rythmes de la ville. A cet égard, il reprend des métaphores corbuséennes sur les autoroutes comme autoport et fleuves,ou les principes énoncés par les Smithson sur les shopping-places, les services streets qui conduisent aux motorways.

La mobilité ne privilégie pas la rapidité, mais l'ordre et la commodité; un mélange de staccato, de transit et de possibilités d'arrêt rend les voies également inefficaces. La discrimination contrôlée du trafic selon les destinations variables devant faciliter les flux et ainsi encourager plutôt que décourager l'accès des voitures en centre-ville.
L'emprise des freeways sont comme des canaux qui nécessitent  elles même des docks. (...) Les voitures entrent en ville- et ne devraient pas être découragées comme beaucoup de planificateurs le proposent aujourd'hui. Le zoning doit se définir progressivement et naturellement en fonction du type de mouvement sur la voie. L'architecture devrait être relié au mouvement. (extait d'un article peu connu, signalé par Bruno Fortier: Louis Kahn, "The animal's world's", Canadian Art, N°77, 1962).

Dans, "la ville franchisée, formes et strucures de la ville contemporaine", David Mangin










_Schéma de circulation pour le plan de Philadelphie de Louis Kahn 1951-1954


 

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