Paysages et sensations

Publié le par A_A

Aéroport de Munich - 15.02.09 –

-Sensation et paysage le temps d’un trajet de S-Bahn-


10H00 – Donnerbergersbrücke-

Le temps est  froid, nuageux et l’on perçoit  parfois quelques flocons de neige.

Dans le S-Bahn, c’est comme un dimanche matin… La ville dort, les paysages aussi.

Sur le trajet, des champs sont enneigés, sans aucune trace de pas.

Entre deux stations, c’est comme si la vie était éteinte depuis un certain temps. La vie est étroitement liée à ces pôles de S-Bahn de banlieue, puis s’efface doucement jusqu'à retrouver un souffle à la prochaine station. 

10H50 - Arrivée à l’aéroport –

Il y a déjà plus de vie ici. J’arrive au Terminal 2. La vie semble déjà établie depuis longtemps. L’aéroport ne dort-il jamais ?

Pourtant, d’après une expérience vécue, à l’aéroport Charles de Gaules de Paris, il existe bel et bien des périodes dites   creuses. Il n'était en effet que 21 heures, et tout semblait comme mort, aucune animation, aucun commerce encore pénétrable, seulement des agents de sécurité, et une lumière sombre et insaisissable.
Je peux également comparer ces sensations avec celles ressenties, à l’aéroport de München : 23H30, l’aéroport s’endort doucement, mais les lumières persistent, les voyageurs également.  Dans le hall d’arrivée, les parents et proches attendent patiemment et silencieusement les passagers des derniers vols. Lorsque ceux-ci arrivent, chacun s’agite un peu, espérant voir apparaitre une tête familière. Puis, l’heure est aux retrouvailles, on ne se soucie plus de qui regarde, qui attend, on est juste heureux de voir arriver un proche.


Flora GUITTON

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