Voyage au paradis

Publié le par A_A


Le meilleur moment de ma vie à l’aéroport ? La première fois que j’ai pris l’avion ! Un véritable chamboulement de sensations confondues : excitation, admiration, impatience, plaisir !

Dès l’arrivée sur le parking de l’aéroport de Toulouse-Blagnac les échelles se bousculent.
Le voyage se montre déjà complexe dans le choix des directions et des parcs de stationnements. Une fois garés nous empruntons le chemin qui nous mène au grand bâtiment gris qui culmine, là haut. L’excitation du départ commence à s’installer, à entendre les avions qui passent au-dessus de nos têtes !
Puis nous entrons dans le hall, rupture brutale de la lumière à l’ombre ! Comme si soudainement on s’était enfoncé sous terre. Là, les repères manquent mais heureusement on aperçoit tout près des gens du groupe avec lequel nous devons partir. Le rapprochement du groupe se montre rassurant dans ce hall immense et froid où se multiplient les écrans d’informations, les enseignes, les marquages au sol, les flèches … on ne sait plus où regarder !

Une fois tous réunis nous voilà partis pour les enregistrements. Une attente qui se montre longue et ennuyeuse. Mais une excitation plus grande se révèle lorsque nous passons de l’ombre à la lumière : on peut commencer à apercevoir les pistes et le ciel ! Là je ne peux m’empêcher d’admirer ces puissantes machines volantes qui glissent sur le tarmac en nous attendant. Au loin j’aperçois même ma préférée : le Beluga, la baleine blanche comme on l’appelle. Chaque fois que je la vois passer dans le ciel le temps s’arrête pour une extase. Je peux enfin la voir d’un peu plus près, là devant les hangars, prête à partir pour un long voyage en solitaire. 

Après un passage obligé à travers différentes portes, contrôles, comptes nous voilà enfin dans ce grand couloir qui nous mène à notre avion, comme un long tube aspirant les passagers dans la coque.
Ca y est nous sommes enfin dans l’avion, un habitacle un peu plus étroit que ce que j’imaginais mais chaleureux. Je m’assoie, près du hublot comme indiqué sur mon billet, je ne pouvais espérer mieux. On s’attache et on écoute la belle hôtesse qui nous explique tous les gestes à suivre en cas de problème, tout en espérant ne pas avoir à les faire !
Puis l’avion démarre et commence son ballet de mise en place. L’excitation est à son comble !
A l’extérieur je peux comprendre l’immensité des pistes et la place dont a besoin cette machine pour s’envoler. Puis un bruit sourd se fait entendre. Je reste figée et attend…

Ca y est c’est parti, on est lancé à toute allure pour décoller ! Je suis scotchée à mon siège, une montée en puissance nous propulse et je sens que l’on commence à s’élever. Par le hublot, la piste semble reculer et je commence à voir les toits des bâtiments !
Après quelques minutes, l’avion se stabilise, je me détends un peu et là c’est l’extase : nous planons au-dessus des nuages ! La lumière est douce et apaisante au-dessus de cette mer de coton. C’est un paradis ! 

Marion Vaissière 


 

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