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Ce blog accompagne la recherche Aéroports_Airspaces dans le cadre du programme interdisciplinaire Architecture de la Grande Echelle session 3, 2008-2010, financée par le Ministère de la Culture et de la Recherche, Direction de l'Architecture et du Patrimoine, Bureau de Recherche Architecturale Urbaine et Paysagère.

Conduite par Daniel Estevez et Andrea Urlberger au sein de l'équipe de recherche LRA-LI2a, Ecole nationale supérieure de l’architecture de Toulouse, les membres de l’équipe sont

Ingrid Krau, TU Munich, Institut d’urbanisme et du logement, Munich.

Nathalie Roseau, LATTS, Marne la Vallée

Uli Seher, LRA- Li2a,  Toulouse

Gerard Tiné, LRA-Li2a, Toulouse

 

De plus, ont contribué à ce blog :

Caroline Aurimond, stagiaire

Cyril Mourgues

 

et


Agathe Chevalier

Fabien Dupuy

Flora Guitton

Méril Illari

Jérôme Iribarren

Rémi Jalade

Pauline Lasbistes

Laetitia Mayer-Klenk

Michel Maurel

Médhi Sekkate

Marion Vaissière

Elena Vassileva

 

 



 

L’aéroport est un espace à la fois complexe et connecté, permettant de relier le sol à l’air, le local au global. Il fait coexister le mouvement et l’attente, converger des utopies positives et des sentiments d’insécurité, des espaces physiques et des fonctionnements virtuels.

Dans ce sens, l’aéroport apparaît comme une architecture particulièrement articulée, étendue, en mouvement, incapable de se figer réellement, d’établir un fonctionnement isolé et des usages cernés. Existant surtout à travers sa capacité à se relier à tous les aéroports du monde, il se place dans l’oscillation entre des dynamiques diverses, la volatilité des flux et la fixité des formes à proposdesquelles les concepteurs s’interrogent : l’architecture peut-elle encore former des environnements aussi instables ? (Roseau, Nathalie, (2008), L’imaginaire de la ville, Thèse de doctorat, Université Paris Est, p. 169)

Pris comme composante d'un territoire réticulaire - ou  "petit monde" au sens de Watts (Watts, DJ. (1999), Small Worlds, Princeton: Princeton University Press) - l’aéroport semble donner lieu à des stratégies de conception et d'intervention dans lesquelles la notion de territoire elle-même se transforme en méta-territoire. L'usager, le passant, l'habitant par les effets d'une déspatialisation propre au système-aéroport doit être intégré dans une logique de flux au-delà des logiques d'habitabilité.

L'une des hypothèses fondamentales de cette recherche consiste en conséquence à considérer l'aéroport comme une structure (spatiale, architecturale, urbaine) de strates hétérogènes ou antagoniques mais interconnectées et interdépendantes dont il s’agit d’analyser les relations complexes. 

Comment comprendre, saisir et représenter cet environnement instable, ce caractère flou, ces glissements, ces présences et absences qui se mettent en place de façon simultanée ?

Des approches artistiques semblent pouvoir explorer l’idée de l’aéroport comme un espace articulé, intermédiaire (Mongin, Olivier (2005), La condition urbaine, Seuil, p. 302) où l’établissement d’une distance « bucolique » (Picon, Antoine, (2005) entretien, http://www.ciren.org/ciren/laboratoires/Paysage_Technologique/theorie/picon.html) n’est plus possible. Ainsi, notre objectif n’est pas d’illustrer par des moyens artistiques l’aéroport ou l’aérogare et d’en construire une typologie mais de tester voire de radicaliser des visions subjectives, de transposer des émotions, d’isoler des concepts et surtout de représenter des usages.

Le choix des productions artistiques sur lesquelles ce travail de recherche s’appuie, ainsi que les artistes invités dans la partie pédagogique du projet (workshops avec des étudiants de l’ENSA Toulouse et la TU Munich) se fait à partir de critères esthétiques (1) sur la pertinence de leur travail et la portée conceptuelle de leur œuvre.

Dans ce contexte, il est important de souligner que les pratiques artistiques ne se lient pas de façon fluide aux interrogations architecturales, l’art reste une proposition ancrée dans la sphère artistique, l’architecture suit d’autres critères. Pourtant, l'objet aéroport nous paraît posséder par sa complexité même une capacité à accueillir une dynamique interdisciplinaire de recherche et c’est dans cet optique que le projet Aéroports_Airspaces vise des échanges et des transferts partiels afin d’élargir les modes de représentation (Estevez D., Urlberger A., 2008,Aéroports_Airspaces, projet de recherche, publication Architecture de la Grande Echelle, BRAUP, Paris, 2009).

 

 

 

 

 

 

(1) « Talking about art in terms of nothing but hard numbers and soft personal preferences is not only unproductive but also, in the long term, tedious. Can I at least fall back on art history’s canon of beauty and truth ? If only it were so easy. But the canon is constantly being revised, from decad to decade, from eara to eara. Quantity and quality form a Gordian Knot  (…) I must come to terms with a major fundamental paradox ; any judgment on art ultimantely remains arbitrayry and subjective – and for precesely the reason, it must be all the more solidly and verifiably argued (…)(…) (it is) about identifying some central ideas and artistic methods that seem important for understanding (…) » Jörg Heiser, (2008), All of a Sudden Things that Matter in Contemporary Art, Sternberg Press, p. 8.


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Jeudi 11 août 2011 4 11 /08 /Août /2011 14:22

 

Un terminal multimodal pour l'aéroport international de Toulouse-Blagnac (PFE Aéroports_Airspaces 2009)

 

On demande de projeter un terminal de transport ayant pour but de réaliser une plateforme d'échange pour le transport de passagers provenant de différents réseaux existants ou à venir.

Le site d'implantation de ce terminal est proposé aux environs de l'aéroport Toulouse-Blagnac, le terminal lui-même peut être considéré dans ce cas comme une extension de l'aérogare. Dans ce sens, on attend que l'implantation du terminal résulte d'une volonté de définir et qualifier les limites de l'aérogare d'une part mais aussi de la ville à cet endroit d'autre part.

Le choix précis de l'implantation répondra bien sûr à des préoccupations liées aux types d'usages que l'on veut favoriser mais aussi et surtout aux perspectives urbai- nes, quelle que soit leur échelle, ouvertes par chacun des projets proposés.

Quels scénarios urbains peuvent être sous-tendus par les projets techniques d'infrastructure ? Quelles situa- tions d'urbanité peuvent être créées par les choix de mobilité que proposent nos projets ?

En écho aux intentions urbaines associées à cet équipe- ment de mobilité, on étudiera les types de centralités urbaines créées et tout aussi bien les types de mode de vivre qui doivent être établis dans ces lieux indéfinis et chaotiques qui constituent la ville contemporaine périur- baine. A ce titre, la fonction économique du terminal (centre commercial, parking, parcs ou jardins, etc.) devra être prise en compte dans le programme architectural et urbain.

 

Architecture et mobilité

Parmi toutes les entrées qu'offre un tel thème de projet sur le plan architectural ou urbain, nous centrons nos préoccupations autour de problématiques d'étude et de réflexion touchant les contenus suivants : Les réseaux et les nouvelles centralités urbaines (il s'agit d'articuler différents réseaux de transports en vue de promouvoir des pratiques de déplacement porteuses d'une vision de la ville contemporaine: transports collec- tifs en site propre, véhicules à occupation multiple , piétons et vitesse lentes, etc.)

Les territoires réticulaires (l'écart entre distances physi- ques et distances perçues et vécues définit ce que l'on appelle des "petits mondes" qui correspondent aux pratiques effectives de ces territoires réticulaires.)

Les données invisibles du territoire contemporain (découpages institutionnels, réseaux technologiques de communication) La notion de Grande Echelle en architecture (vers une ré-interprétation des concepts de frontières, distances, limites, étendues qui sont questionnées selon les notions de temps, de fréquence, d'économie)

Les frontières et les limites de l'architecture dans ses relations aux passages et aux flux (se déplacer dans la ville et entre les villes, quelles vitesses pour quels usages ? Quelle intégration urbaine et quelle intégration culturelle des infrastructures de transport peut-on propo- ser ?)

 

Le projet dans son dialogue avec l'art.

Une planche numérique est associée aux présentations graphiques du projet. Ce travail est une production directe, une réalisation partielle du projet sous une autre forme.

Les projets architecturaux proposés ont une dimension et une signification très large, s’ancrant dans des contex- tes très différents. En déplaçant des procédures d’un champ vers un autre, du domaine de l’architecture vers le domaine de l’art, il est possible d’expérimenter (ou d’éprouver) des parties du projet qui peuvent parfois rester peu visibles voire inaccessibles. La planche numérique, une expérimentation proche du domaine artistique, a pour objectif « d’activer » la propo- sition architecturale, d’étendre les possibilités du projet ou d’isoler des idées essentielles afin de les rendre différemment compréhensibles.

 

Le projet comme recherche.

L'atelier a vocation à interroger les démarches de conception dans leur mise en oeuvre pratique effective notamment en liaison avec les procédures de représen- tation spatiales adoptées par chaque étudiant. Il s'agit d'une problématique relative aux méthodologies de projet. Nous sommes donc très attentifs aux dimensions prospectives du travail de l'étudiant : énoncer, argumen- ter et assumer l'exploration de réponses architecturales témoignant d'une recherche, caractéristiques expérimen- tales de l'approche.


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Jeudi 11 août 2011 4 11 /08 /Août /2011 14:18

Cette gare : une nouvelle porte de l'agglomération, mieux ! une interface entre secteur aéroportuaire et ville de Toulouse. On constate une ligne à distance réglementaire des pistes où sont disposés consécutivement l'ancienne aérogare et son complexe industriel, nouvelle aérogare, Aéroconstellation. Étirons cette ligne au Sud des pistes et proposons un terminal à cette ligne, la gare TGV comme point de départ d'un nouveau système : gare TGV - vols nationaux (réhabilitation de l'ancienne aérogare) - vols internationaux (aérogare actuelle plus nouvelle aérogare) - entreprises (Aéroconstellation). Cette ligne ainsi étirée, ligne rectiligne, surplombant la rivière Le Touch, ses lieux, ses non-lieux, ses "hyper-lieux", s'arrête par un bâtiment accroché au plateau de Purpan, des arènes romaines, du centre commercial ("La carrefour de Purpan"). Ce bâtiment est une interface qui d'un côté regarde le spectacle des pistes et de l'autre dépose les voyageurs sur le plateau, lui-même directement lié aux anciennes portes de la ville (patte d'oie et Saint-Cyprien) par le prolongement de l'axe de l'avenue de Grande Bretagne. Le carrefour ainsi remplacé devient un nouveau quartier, eu nouvelle porte territoriale. "Jo soi un monument" ("je suis un monument" en occitan) est une manière de poser une question. Un quartier à repenser situé entre une place internationale faite de bitume et de métal ("la place de Toulouse"), une ville de Toulouse qui cultive un intérêt dans le mimétisme ("la brique rouge démunie") et une ville moderne, utopique, celle de Candilis, en cours de restructuration.
Cyril Mourgue 

 

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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 18:14

 




Quelle architecture pour une gare souterraine ? Le projet est une architecture d’excavation. La gare est enterrée et en vis-à-vis de l’aéroport. Elle génère une urbanité souterraine sous le tarmac. Quatre tranchées de 400 m de long relient les différents halls de l’aérogare à la gare de TGV, et construisent avec les différents pas- sages transversaux un réticule souterrain. Un dispositif de mobilité via des tapis roulants pour les passagers génère des lieux d’urbanité. Le réseau de galerie divise les îlots souterrains rassemblant différents services commerciaux (magasins, cafés, restaurants) et de loisirs (night clubs, cinémas, fitness). Au niveau des pistes, la surface libre de tarmac est creusée. C’est un grand patio qui organise les éléments de programme selon leur besoin en lumière. Le réseau souterrain de la gare donne lieu à un parcours scé- nographique relié à l’activité en surface de l’aéroport, conclu par l’arrivée sur les quais, ouverts sur le specta- cle des avions au décollage et à l’atterrissage.
Rémi Jalade


 

 

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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 17:37



L’aéroport de Blagnac et la zone économique qui l’entoure font partie d’une couronne économique qui tendra à se développer dans les années à venir : Airbus, Aerospatiale, Canceropole, Météo France. 
Toulouse est une ville de l’espace. Métropole européenne de l’industrie aéronautique, c’est aussi le centre de l’Aerospace Valley, un territoire regroupant les industries aéronautiques situées dans les régions Midi-Pyrénées et Aquitaine. Cette expansion s’accompagne d’une urbanisation croissante. Toulouse apparaît comme un pôle de croissance majeur en Europe. La population des communes périphériques à l’aéroport est en constante augmentation.
L’agglomération toulousaine et son territoire voient ainsi apparaître de nouveaux enjeux dans le domaine de la mobilité et notamment la nécessité de créer un transport suburbain (à l’image de Munich) qui permettrait de réduire l'engorgement du centre ville.
L’arrivée prochaine de la ligne de TGV entraîne aussi un questionnement sur la position que celle-ci doit occuper et sur son rapport à l’aéroport : deux modes de transport qui se développent de façon croissante.
La mise en place d’un réseau rapide de type « SBan » est la solution adoptée dans ce scénario de projet. Chaque pôle de la nouvelle couronne économique est relié aux autres par cette voie rapide qui passe également par la gare TGV. Celle-ci serait alors localisée plutôt vers le centre ville et la gare Matabiau. Ce type de transport permettra une desserte rapide des différents pôles économiques mais aussi la création d'un nouveau lien avec les villes suburbaines
La zone aéroportuaire, constituée essentiellement par l’industrie Airbus apparaitrait alors dans ce scénario comme une frange entre la ville et le vide créé par les pistes de l’aéroport : c’est la spécificité de l’aéroport de Toulouse. Situé dans la ville même, ces franges qui l’entourent et le caractérise, peuvent être assimilées à un nouveau centre urbain ou encore un nouveau cercle urbain.
Quelle urbanité peut-on imaginer pour ces vides et cette zone industrielle? Peut-on donner une qualité et identité urbaine à ce nouveau type de franges « subaeroportuaires » ?
Dans ce projet, la zone est vue comme un parc : une ville-parc qui accueillent tous les éléments qui fabriquent la ville. Ce parc est découpé en séquence différenciées. C’est un zonage programmatique pour une mixité des usagers : le voyageur, le travailleur et l’habitant. Il s’organise autour de plusieurs thématiques : - l‘industrie - l’hôtellerie / service à la personne / relaxation - les loisirs - la culture - le domaine tertiaire - les mobilités : voiture, piétons, tramway...
Jérôme Iribaren 


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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 17:31


L’intervention se situe à l’échelle de la commune de Blagnac, face à l'aéroport, et vise à recoudre de façon chirurgicale des réseaux de transport existants et à créer de nouvelles connexions. Le territoire de Blagnac accueille deux principaux réseaux du Nord au Sud avec le périphérique d'une part et la nouvelle voie de tramway d'autre part. Seulement trois connexions routières sont déjà existantes entre ces deux réseaux et permettent le passage d'Est en Ouest. Dans notre scénario, le renforcement de ces deux traversées motorisées au nord et au sud permettent de gérer la voiture en marge de la zone aéroportuaire qui devient unique- ment piétonne et cycliste. Sur la voie longeant l’aéroport la géo- métrie des parkings silos est répétée en frange. Des réseaux piétons, nouent délicate- ment ces deux territoires, tels des fils tendus reprisant un tissu. Alternant les traversées par- dessus et au dessous, ces réseaux linéaires multiplient les diversités de passage. Une bande végétalisée accompagnent le tracé de ces cheminements jusqu'à la ligne de tramway. Le parc du Ritouret et sa connexion de tramway viennent ensuite terminer ce processus de suture. Alors qu'il était auparavant stoppé brutalement par le périphérique, il se développe à présent jusqu’au pied de l’aéroport tel une agrafe verte unifiant la commune. 
Fabien Dupuy 

 

 

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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 17:10

Le projet s'appuie sur une stratégie de réemploi. Il s'agit de recycler et réhabiliter les infrastructures routières existantes au service d'un autre type de mobilité urbaine. La ceinture routière toulousaine transversale devient le principal outil des transferts de charge auto-TCSP. Ses échangeurs autoroutiers deviennent des filtres et des connecteurs de mobilité, notamment vers l'aéroport. Ce sont des infrastructures équipées, habillées et habitées.Pour l'ensemble des noeuds de la grande ceinture autoroutière, le projet se concentre sur 3 priorités : -capter et stocker les automobiles -connecter le pôle stationnement à un pôle transport en commun -perméabliser les sites isolés par les voies rapides. Le principe architectural de base est d'accoler et de superposer aux voies routières un programme de stockage et de transfert. C'est un geste d’habillage, l’équipement léger est posé sur l’irréversible sol routier pour l’optimiser, le rendre utile à la ville.
Michel Maurel

 

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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 16:42


Le projet consiste à lier un réseau terrestre de transport en commun à l'échelle de Toulouse (type RER) avec le réseau aérien de la zone aéroportuaire. Il construit aussi un lien entre l’aéroport et la ville de Blagnac (par extension celle de Toulouse) en franchissant en plusieurs points les différentes barrières existantes (rocade, bâtiments industriels, zone de bureaux). Il donne alors l’occasion à cette zone de devenir pénétrable et poreuse. Cette ligne ferroviaire créé trois moments urbains majeurs dans la zone aéroportuaire de Blagnac. Elle connecte aussi, grâce à un système de passages urbains, les réseaux doux de Blagnac : vélo, piéton, tramway et bus. Par un travail en bandes successives définies par leur fonction et l’atmosphère de chaque partie, les réseaux sont installés, connectés et interagissent avec l’aéroport.

Le premier moment est essentiellement dédié au tertiaire. La proposition, par une bande de parc minéral et végétal, veut aérer la zone et proposer des moments de détentes mais également une promenade vers une esplanade donnant vue sur les pistes. Bus, promenade et pistes cyclables viendront se connecter dans la station.

Le deuxième moment est celui du parc de l’aérogare. Il constitue le pôle majeur du projet et accueillera la gare multimodale connectant le tramway.

Le troisième moment est une mise en scène de la zone parking. Par l’installation d’une station et la requalification claire et végétalisée des parkings, ces lieux deviennent plus accessibles (bus voie automobile et piste cyclables) et agréables.
Flora Guiton
 


 

 

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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 16:27

 


I
maginons que le transport automobile soit le système le plus apte à affronter les logiques de flux générées dans le futur par l'aéroport. Covoiturage, location de véhicules propres en libre service, mutualisation de véhicules électriques silencieux...

Dans ce scénario d’avenir le stockage des véhicules prend une importance cruciale comme noeud multimodal. Le projet propose une rencontre directe du réseau routier avec le réseau aérien matérialisée par une mégastructure de stockage automobile. Le point de départ du projet est le parking silo existant déjà sur le site. Sa structure fonctionnelle et constructive est reprise et dupliquée de sorte qu’elle se transforme en une nouvelle façade de l’aéroport.

La mégastructure de stokage génére une population piétonne massive sur cette aire urbaine dépolluée, dégagée, libre à une nouvelle urbanité de la marche.
Elena Vassileva



 

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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 16:05

 



Le travail restitue des échantillons filmiques rendant compte de situations sociales, comportements individuels, postures des corps au travail, gestes furtifs, brefs échanges entre personnes, etc. qui ont été captés sur place dans l'aéroport même. Les échantillons forment donc comme un ensemble documentaire. Ils décrivent le carcactère imprévisible et inattendu des comportements humains les plus simples dans un environnement qui prend alors le statut d'un réceptacle indifférencié, un plateau à l'apparence désertique mais où surviennent toutes sortes de micro événements. La recomposition video confère alors une densité humaine totalement inattendue à ce lieu.

 

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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 14:15


L'espace de l'aéroport est représenté comme un espace de contrôle visuel total. La scénogaphie de projection sature l'espace d'écrans fictifs de vidéosurveillance. Cette multitude d'image fabrique un regard total en mosaïque (semblable à celui des insectes) sur l'espace vide, pauvre et humainement indigent de tous les recoins de l'aéroport. Le travail insiste aussi sur la dimension absurde ou dérisoire de ce gaspillage d'images disproportionnées.


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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 14:02


L'aéroport décrit comme une machine en mouvement permanent. Une analogie est proposée entre l'espace architectural et l'univers formel de l'avion. L'aéroport est donc basculé du côté de l'espace aérien au détriment de son statut d'édifice construit (côté terre).

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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 14:01


Travail de prélèvement et recomposition critique d'éléments constructifs et physiques de l'aéroport.

L'usage de plans fixes (souvent sur des détails isolés et décontextualisés) permet de mettre en oeuvre des opérations de copié/coller de ces échantillons avec une certaine efficacité. Il se produit en effet une réarticulation des éléments prélevés dans l'aéroport, sur l'espace de l'écran. Le résultat visuel se découvre comme une contrefaçon filmique de l'aéroport car s'il est impossible d'identifier les lieux décrits (qui n'existent pas) on reconnaît en revanche sans difficulté l'espace de l'aéroport de Cagliari. Les composant matériels de l'aéroport sont ainsi redistribués, substitués les uns aux autres et même resémantisés par des opérations video (basculement de cadrage : le sol est utilisé comme paroi, les plafonds comme sol etc.). 

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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 13:59



L'aéroport est décrit dans ses dimensions d'espace lisible dans lequel le déroulement des actions humaines doit se référer à des indications lisibles et intelligibles indépendamment d'une langue particulière. Le foisonnement signalétique (logo, pictogrammes…) est ici repéré et restitué dans un travail en bi-écran qui démontre la disjonction entre action indiviuelle et prescription collective. Des conflits entre les deux registres sont alors pointés par le film lorsque l'action réelle ne peut de référer à la prescription informationnelle (disfonctionnement des systèmes signalétiques). Basculement dans le registre burlesque des espaces contraints (référence Jacques Tati).


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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 13:53


Description du bon usage de l'aéroport vu comme un équipement complexe de l'espace. Mobilier, appareils, escalators, files d'attente, marquages au sol etc. tous les éléments constitutifs de l'aéroport méritent un mode d'emploi spécifique. L'espace n'est pas appropriable.

 

 
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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 13:50



Ressources

  • http://w3.toulouse.archi.fr/li2a/A_A/PFE
  • présentation détaillée des objectifs et du déroulement de l'enseignement de projet de fin d'études A_A
  • www.ville-en-mouvement.com/
  • Texte de la 601e conférence de l’Université de tous les savoirs donnée le 5 janvier 2006, Jacques Lévy : « Quelle mobilité pour quelle urbanité »
  • www.multiplicity.it
  • laboratoire de recherche du département d'architecture et d'urbanisme de la faculté d'architecture du Politecnico de Milan
  • http://www.orbit.zkm.de/
  • Art in the Age of Orbitization, expositions sur l'art aérien au ZKM (Zentrum für Kunst und Medien, Karlsruhe, Allemagne), 2006
  • http://www.macval.fr/stardust/suite.htm
  • Stardust, exposition sur l'art aérien au Mac/Val (Vitry s/Seine), 2007/2008
  • http://www.cnac-gp.fr
  • Air de Paris, une exposition qui présente, en deux volets, des œuvres de 1970 à nos jours autour des thèmes conjoints de la ville et la vie urbaine
  • http://www.espacestemps.net
  • Dictionnaire de la géographie et de l'espace des sociétés. (sous la direction de Jacques Lévy et Michel Lussault) publié à la fin du mois de mars 2003 par les éditions Belin, sont consultables en ligne sur le site d'EspacesTemps.net, ainsi que des articles concernant cet ouvrage.

 

 
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